Chers lecteurs,
Après avoir cédé la parole à nos collègues parodontistes pour s’exprimer et animer les pages des deux dernières éditions à l’occasion des 15ème journées de la société française de parodontologie, nous revoilà flambeau en main pour entreprendre comme d’habitude notre ligne éditoriale.
Le temps passe vite, et il m’a semblé avoir à peine, il y a quelques temps, écrit l’éditorial de l’été où je vous souhaitais à tous de bonnes vacances en priant que cette halte nous permette à tous, mûres réflexions à apporter à notre profession et au moyen de répondre au mieux à notre mission première de soins de nos concitoyens.
Mais, je pense que, pris chacun par l’engrenage quotidien, nous ne nous sommes pas rendus compte que le travail s’étire pour prendre plus de temps qu’il ne lui est alloué, à tel point que nous n’avons pas eu tous l’occasion de concrétiser notre souhait.
Une vue rétrospective de ces deux derniers mois justifierait à elle seule cela. En effet, ils sont été marqués par de tumultueux et agréables évènements :
- Scientifiques et professionnels : à Montréal, Marrakech, Essaouira, Nador, Casablanca…, mais aussi.
- Culturels : Musique sacrée du monde à Fes, Gnaoua à Essaouira, Fête de la musique à Casablanca et ailleurs…
Cela bouge dans notre pays et c’est avec pleine satisfaction que l’on constate que cela se fait parfois dans le bon sens.
Les dossiers du mois de ce numéro concernent deux sujets fort intéressants qui nous interpellent quotidiennement dans notre pratique :
La prothèse et la douleur et un cas clinique pour clôturer cette série annuelle : La chirurgie endodontique au service des lésions iatrogènes.
Bien ! chers lecteurs, l’ensemble de l’équipe de votre revue vous souhaite excellente lecture et bonnes vacances et vous donne rendez-vous pour le mois de Septembre.

Pr. Ihsane BENYAHYA
Rédacteur en Chef

 


Chères consœurs, chers confrères,
Bon nombre de fois où j'ai été amenée à expliquer la spécialité qu'est la "Parodontologie" à des confrères médecins qui, n'avaient jamais entendu ce mot. Et si on posait la même question au public ? La réponse est évidente. A partir de ce constat, on peut dire que c'est une spécialité parmi d'autres qui a grand besoin de se faire connaître d'abord, auprès de nos confrères Médecins, et à degré différent auprès de nos patients.
Cette science doit sa promotion et sa vulgarisation à tous les spécialistes en parodontologie, et cela par l'organisation des cycles de formation, des séminaires, des congrès, etc...
Bien heureusement pour le Maroc, le début du mois de juin verra l'organisation des XVèmes journées Françaises de Parodontologie sous le thème "Choix thérapeutiques et facteurs de succès".
Aussi, le choix du thème de la journée pré-congrès me semble très pertinent. En effet les parodontites précoces sont des pathologies dont souffre un grand nombre de jeunes patients marocains et engendrent un préjudice esthétique et fonctionnel considérable. je tiens dans la foulée à féliciter et à remercier le comité scientifique de la SFP d'avoir pensé à cette pathologie. Cette journée verra l'intervention d'éminents conférenciers nationaux et internationaux qui je pense, établiront des recommandations concernant la prévention et le traitement des parodontites précoces qui font encore des ravages chez nous.
A cette occasion, je lance un appel à tous les confrères et consœurs à participer activement et massivement au dépistage des parodontites tout au moins à leur début avant que leur pronostic ne s'assombrisse, car c'est toujours le praticien qui reçoit le patient en premier.
En revanche, je souhaite grand succès à ces journées dans notre belle ville rouge, et excellent courage à tous les membres du comité d'organisation Français et Marocain qui, je crois, n'a ménagé aucun effort pour faire de ce congrès un événement de taille.
Pr. Jamila KISSA
Directeur de la rédaction

Chers Lecteurs,
Les dossiers du mois de cette 15ème édition de votre revue vous proposent des sujets ayant trait à notre activité au quotidien.
La douleur définit par l’IASP (International Association for Study of Pain) est une expression sensorielle et émotionnelle désagréable associée à un dommage tissulaire présent ou potentiel ou définit en terme d’un tel dommage. Il s’agit d’un phénomène complexe qui associe une composante sensorielle et des aspects subjectifs car c’est un ressenti. Situation très fréquente en odontostomatologie, la douleur a des origines et des manifestations diverses. Partant de là, il est clair que les médicaments reconnus capables de la soulager soient multiples.
Q.Timour dans son livre intitulé " Odontopharmacologie clinique " (que je vous invite d’ailleurs à vous procurer) rapporte que certains médicaments s’attaquent à sa cause et ne sont pas qualifiés d’analgésiques : ce sont les antispasmodiques, les antinéoplasiques, les
anti-inflammatoires ou les anti-infectieux.
D’autres sont purement symptomatiques et n’agissent que transitoirement : ce sont ceux-ci qui sont qualifiés d’antalgiques ou d’analgésiques. Ils sont définis comme des médicaments capables de diminuer ou d’abolir la perception des sensations douloureuses sans entraîner la perte de conscience. C’est ce sujet que nous avons choisi de développer à travers un des dossiers du mois.
D’autre part, la grossesse bien qu’étant un processus physiologique, s’accompagne de modifications hormonales résultant essentiellement de l’activité endocrine du placenta. Ce dernier sécrète trois types d’hormones oestrogènes, progestérones et gonaditrophines qui font du milieu buccal gravidique un milieu fragile et moins apte à résister aux agressions bactériennes.
La gingivite gravidique, l’exacerbation des parodontopathies et l’apparition de pseudotumeurs sont autant de répercussions de la grossesse sur le parodonte. La connaissance des mécanismes de survenue et les aspects cliniques de ces pathologies localisées à la muqueuse buccale est fondamentale pour permettre une meilleure prise en charge de la femme enceinte. Ces éléments sont développés à travers la deuxième partie du dossier du mois concernant la grossesse et le parodonte.
Le comité de rédaction remercie ses fidèles auteurs et vous souhaite une excellente lecture.

Ihsane BENYAHYA
Rédacteur en chef
Chères consœurs, chers confrères,
Voilà exactement un an et demi que ce modeste support existe. Il s'est frayé tant bien que mai le chemin que le destin lui avait dessiné, dans un paysage quasi vierge de communication dont notre profession a longtemps souffert.
Chaque mois, nous nous efforçons de faire plus et mieux. En effet, la qualité des sujets traités est d'une importance capitale et nous profitons de l'occasion pour réitérer nos remerciements à notre comité scientifique et de lecture qui ne perd pas de vue l'ambition de donner de la qualité pour se préserver de la médiocrité.
Aujourd'hui, c'est un autre chalenge que nous devons nous promettre de relever, c'est de pouvoir ramener tous les confrères à fréquenter davantage les congrès et à utiliser tous les outils de la formation continue, sans mettre de côté les problèmes au quotidien. De notre part, nous comptons nous atteler à travers " Le Courrier du Dentiste " à essayer d'élaborer une stratégie d'information plus efficace, impliquant des thèmes qui suscitent beaucoup d'interrogations au sein de la profession, qui compte les médecins dentistes du secteur privé, public, mutualiste et militaire.
La première semaine du mois de juin verra sur notre sol l'organisation des XVèmes journées Françaises de Parodontologie par la SFP dont le thème est : " Choix Thérapeutiques et Facteurs de Succès ". je souhaite du fond du cœur, voir une large participation digne de notre intérêt pour l'échange et le perfectionnement.
Ce congrès international offre en même temps une opportunité pour nos intervenants nationaux de présenter leurs travaux que j'espère seront nombreux et à la hauteur de notre niveau scientifique.
Enfin, et comme à l'accoutumé, j'invite tous nos fidèles lecteurs à nous correspondre plus fréquemment afin qu'on puisse mesurer la pertinence de nos sujets proposés.
Bonne lecture...

Jamila KISSA
Directeur de la rédaction
 
Chers Lecteurs,
Il est un sujet qui revient très souvent ce mois-ci et qui concerne les infections nosocomiales. coïncidence ou prise de conscience des professionnels de la santé et des responsables ?
Personnellement, je souhaiterais que ce soit la deuxième éventualité, ce qui
mettrait notre pays au diapason avec d’autres pour relever les défis concernant la santé de la population Marocaine.
Une infection est dite nosocomiale, si elle était absente à l’admission du patient au sein d’une structure hospitalière.
Cette infection existe aussi en pratique privée dentaire. Outre les hépatites virales B et C, le SIDA, la tuberculose, les alvéolites post extractionnelles
peuvent-elles être classées parmi ces infections ?
Les études épidémiologiques donnent des chiffres généraux variables entre 2 à 18 % en fonction des services hospitaliers et des pays.
Au Maroc, la lutte contre les infections nosocomiales par les méthodes de décontamination antivirales, antibactériennes et antifongiques, afin de réduire la recrudescence de ces infections est posée avec beaucoup d’acuité.
Le syndicat des chirurgiens dentistes, le ministère de la santé publique et le comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN), se mobilisent pour se pencher sur ce problème.
En effet, le thème choisi pour les journées du syndicat prévues en Janvier est très intéressant, et est relatif aux moyens de prévention des infections nosocomiales.
Le ministère de la santé publique a publié, pour sa part une circulaire concernant la gestion des déchets hospitaliers provenant de cabinets privés. Un point incontournable dans la chaîne d’asepsie et la providence a voulu que nous le traitions pour vous dans ce numéro grâce au concours bienveillant de monsieur le Professeur A. Harouchi.
Le CLIN : Saviez-vous qu’il existe à Casablanca ?
Il s’agit d’un comité dont les membres bénévoles représentent tous les secteurs médicaux à risque.
Il a pour vocation d’établir des procédures en matière d’hygiène (lavage des mains, stérilisation …), d’établir des recommandations pour les accidents d’exposition au sang, de rédiger des protocoles d’antibioprophylaxie , et enfin d’établir des plans d’action de formation du personnel, de sensibilisation pour l’immunoprévention et surtout l’évaluation des procédures d’hygiène et d’asepsie et leurs retombées sur le coût de la santé.
Deux audits au sien de nos hôpitaux ont déjà été réalisés par le CLIN en
collaboration avec des équipes françaises et américaines (Juin1997, janvier 2001) et je puis vous dire que la lutte n’est pas partie aisée, et qu’il y a beaucoup à faire en matière de sensibilisation pour l’hygiène.
A travers cet éditorial, chers lecteurs, je voulais tout simplement partager avec vous un sentiment optimiste. tant que la motivation de tous les secteurs concernés existe pour lutter efficacement contre les infections nosocomiales.
Mobilisons-nous les professionnels de la santé bucco-dentaire, car c’est notre affaire à tous.
Ihsane BENYAHYA
Rédacteur en chef
Chers Lecteurs,
On ne cessera donc pas de dire "Mais quel marasme dans la profession " La conjoncture actuelle fait que ... ! "
L'indignation l'emporte et pousse même au désespoir ! N'est-ce pas le climat qui règne dans notre profession et ce, sur tous les plans ?
Depuis les années 60, l'ambiguïté et le flou total prévalent dans l'organisation de la profession.
Avec l'avènement de l'indépendance et la création de facultés nationales, on pouvait légitimement imaginer un système organisationnel où confrères de diverse appartenance (privée, publique, semi publique) organiseraient de concert et à l'unisson la profession de médecine dentaire.
Or, l'individualisme qui a été de primauté pour certains, a mené à une situation pour le moins que l'on puisse dire désastreuse.
Certains confrères, bravant l'éthique et la déontologie tiennent des propos non fondés et inadmissibles les uns envers les autres, allant même à l'exclusion de membres professionnels des problèmes que vit la médecine dentaire sous prétexte leur appartenance à un secteur différent des leurs.
N'est-ce pas ces derniers qui, les prenant par la main les ont accompagné et mené au bout de leur objectif pour l'obtention de leur diplôme.
N'est-ce pas ces derniers, qui disons-le clairement représentent les véritables potentialités pour la formation non pas uniquement de base, mais également continue des chirurgiens dentistes marocains leur offrant ainsi l'opportunité d'une pratique de soins digne d'un véritable chirurgien dentiste et répondant aux besoins de la population marocaine ?
D'un autre côté, comment peut-on prétendre représenter une profession alors que l'intérêt même de cette dernière n'est pas inscrit dans les objectifs des plans d’action ?
S'acharner à représenter une instance ordinale alors que l'ordre ne règne même pas parmi les membres par complaisance dans la jeunesse de la profession et dans l'immaturité ! Non, la médecine dentaire au Maroc a pris de l'âge et vieillit malheureusement mal. Je pense qu'on lui a même volé sa jeunesse.
Pourquoi, nos confrères médecins et pharmaciens sont arrivés à s'organiser, ne doit-on pas défendre et clamer haut que notre profession est aussi médicale à part entière et a le droit à un régulateur digne de ce nom.
Si aujourd'hui on pense à réorganiser la profession en commençant par la création d'un véritable conseil de l'ordre, c'est qu'effectivement du rangement commence à se faire.
"On ne dissout pas ce qui n'existe pas déjà" Que c'est très bien dit ! Ces propos de Monsieur le ministre de la santé prouvent que nos instances de tutelle sont sensibles et que surtout une tueur d'espoir commence à poindre dans ce long tunnel où la profession a pendant des années durant sombré.
Il nous reste à espérer que les réflexions qui seront menées sur ce point le seront par tous les professionnels de la médecine dentaire sans discrimination relative au secteur auquel ils appartiennent.

lhsane BENYAHYA
Rédacteur en chef

Chers Lecteurs,
Le mois de Décembre a été marqué par plusieurs événements, le Ramadan, mois sacré et la journée Mondiale du Sida. Nous avons vécu ensemble cette dernière le 1er Décembre, et je reste persuadée, que comme moi, vous avez été frappés par les données épidémiologiques de cette maladie. 36 millions de personnes atteintes à travers le monde, dont 25,3 millions en Afrique, 780 à 803 cas enregistrés au Maroc.

Ces chiffres alarmants démontrent que malgré les efforts consentis pour la prévention et la sensibilisation, le Syndrome d'Immuno-Déficience Acquise et les maladies sexuellement transmissibles continuent à progresser rendant le pronostic sombre quant à l'espérance de vie des populations et aux moyens à mettre en œuvre pour l'accès à la trithérapie et aux moyens de prévention.

Au Maroc, grâce aux actions du programme national de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le Sida en collaboration avec l'organisation mondiale de la santé, des résultats positifs ont été notés pour la déclaration de la maladie et l'information du grand public.

Il y a également l'ALCS dont le rôle dans la prise en charge des patients et la sensibilité sont indéniables.
Mais cela reste insuffisant. je pense que nous avons également notre place dans cette scène. En tant que professionnels de la santé, nous pouvons, grâce à la mobilisation de nos associations, sociétés scientifiques et syndicats participer à la prévention et à la lutte contre le Sida. Nous pouvons ensemble célébrer cette journée par des séminaires ou des tables rondes dont les thèmes s'articuleront sur le dépistage des groupes à risque, l'identification des lésions évocatrices ou spécifiques, la prise en charge des patients en toute sécurité, l'absence de refus social des patients, et enfin la prévention de la contamination.

C'est en conjuguant nos efforts à ceux du ministère de la Santé Publique que nous pourrons épargner notre pays de cette maladie sans frontière.
Nous avons soumis ce point à la réflexion générale et nous souhaitons qu'à travers lui, nos associations et sociétés scientifiques odontologiques se mobiliseront activement pour nous réunir autour de thèmes qui touchent de près la santé de la population marocaine.

Chers Lecteurs, vous êtes 2 500 Médecins Dentistes au Maroc et plus de 300 Industries, Laboratoires Pharmaceutiques et Sociétés de Matériel Dentaire à recevoir notre revue.
À vous tous, les comités de Rédaction et Scientifique du " Le Courrier du Dentiste " vous souhaitent une excellente année 2001.

Ihsane BENYAHYA
Rédacteur en chef
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