F. BOURZGUI*, M. SEBBAR*, M. HAMZA**
* Département d’orthopédie dento-faciale.
** Département de pédodontie-prévention.
Faculté de Médecine Dentaire de Casablanca. Maroc
 
RÉSUMÉ
Introduction : L’orthodontiste et l’orthophoniste partagent le même champ d’action qui est celui de la rééducation des dysfonctions oro-faciales. C’est pour cela, que nous avons jugé nécessaire d’évaluer leurs connaissances respectives en matière de rééducation des différentes dysfonctions orofaciales.


Matériel et méthodes :
L’étude a porté sur un échantillon de 30 orthodontistes et 15 orthophonistes exerçant dans les secteurs public et privé de Casablanca sur une période de 3 mois. Deux fiches d’enquête ont été utilisées : l’une s’adressant aux orthodontistes et l’autre aux orthophonistes. L'analyse des données est effectuée avec le logiciel Epi – info 6.0.


Résultats :
53.3% des orthodontistes ont déjà prescrit une rééducation orthophonique. L’âge idéal de début de la rééducation se situe entre 3 et 8 ans pour les orthodontistes et entre 3 et 6ans pour les orthophonistes. Les appareilages orthodontiques peuvent parfois provoquer une gêne réelle aux exercices de rééducation selon 46.7% des orthophonistes et 80% des orthodontistes.
Les relations orthodontistes/orthophonistes sont insuffisantes pour 46.7% des des orthodontistes et 80% des orthophonistes.

Discussion et conclusion :
Ces résultats sont conforment avec les données de la littérature et doivent guider le choix thérapeutique des praticiens. Toutefois des efforts doivent être faits dans la formation continue pour mettre à jour toutes les connaissances.
Mots clés : Orthophonie, Orthodontie, Dysfonction, Rééducation


SUMMARY

Introduction : The orthodontist and the speech therapist divide the same sphere of activity that is that of the rehabilitation of the dentofacial dysfunctions. It is for that, that we considered it necessary to evaluate their knowledge respective as regards rehabilitation of the dentofacial dysfunctions.

Material and methods :
our study was about a sample of 30 orthodontists and 15 speech therapists practicing in the public and private sectors of Casablanca on a period of 3 months. Two cards of investigation has been filled: one addressing to the orthodontists and the other to the speech therapists. The used statistical test is the Khi2 test under Epi-Info 6.0.

Results :
53.3% of the orthodontists already prescribed speech therapist rehabilitation.  The ideal age of the beginning of the rehabilitation of a child ranges is situated between 3 and 8 years for the orthodontists and enters 3 and 6ans for the speech therapists. The orthodontic devices can sometimes provoke a real embarrassment in the exercises of rehabilitation according to 46.7 % of the speech therapists and 80 % of the orthodontists.
The relations orthodontists / speech therapists are insufficient for 46.7 % of the orthodontists and 80 % of the speech therapists.  

Discussion and conclusion:
These results are conform to the data of the literature and must guide the therapeutic choice of the practitioners. However efforts must be made in the in-service training to update knowledge.
Key-Words: Speech therapy – Orthodontics – Dysfunction – Rehabilitation.

INTRODUCTION

Les mots orthodontie et orthophonie présentent le même préfixe « ortho » qui signifie «normal», de ce fait ce sont deux disciplines qui ont pour principal souci la normalité. En revanche leur différence réside dans leur suffixe respectif. Ce semblant de différence ne l’est pas de manière exhaustive étant donné qu’une phonation correcte suppose un agencement convenable des dents, mais aussi parce que les dysfonctions orofaciales engendrent aussi bien des problèmes dentaires que phonatoires, qui sont du reste liés.

En parlant d’orthophonie, nous serons tentés de croire que c’est une discipline qui s’occupe exclusivement de problèmes phonatoires ce qui n’est pas le cas parce qu’elle est concernée par toutes les fonctions associées à la compréhension, à la réalisation et à l'expression du langage oral et écrit, ainsi que toutes les autres formes de la communication non verbale.
 
Cependant la prise en charge de ces dysfonctions nécessite des connaissances dans d’autres disciplines parmi lesquelles l’orthopédie dento-faciale occupe une place de choix.
Cette place qu’occupe l’orthodontie dans le dispositif de prise en charge des dysfonctions orofaciales doit pousser les orthophonistes et les orthodontistes à adopter une investigation multidisciplinaire pour une meilleure prise en charge des patients. C’est la raison pour laquelle, évaluer les connaissances des orthophonistes et des orthodontistes dans le cadre de leur collaboration semble être une nécessité. Ceci permettra de mettre en évidence les discordances et les insuffisances, d’évaluer les besoins de formation, mais aussi de faire l’état des lieux en ce qui concerne la collaboration entre orthophoniste et orthodontiste.
L’objectif de notre travail est d’évaluer mutuellement les connaissances des orthodontistes et des orthophonistes, d’évaluer les besoins de formation, mais aussi d’établir les moyens de communications entre orthophonistes et orthodontistes pour une meilleure prise en charge des patients.

MATÉRIEL ET MÉTHODES
Notre étude a porté sur 30 orthodontistes et 15 orthophonistes exerçant dans les secteurs public et privé de Casablanca sur une période de 3 mois. Deux fiches d’enquête ont été élaborées ; l’une destinée aux orthodontistes et l’autre aux orthophonistes.
La fiche d’enquête relative aux orthodontistes comporte différents items dont des questions portant sur la prise en charge rééducative et interceptive des dysfonctions oro-faciales. En revanche celle relative aux orthophonistes comporte des questions concernant les séances de rééducation et les gênes provoquées par les appareillages orthodontiques.
La saisie et l’analyse des données a été faite à l’aide du logiciel « Epi 6.fr ».

RÉSULTATS

Concernant les orthodontistes
La population des orthodontistes qui a participé à ce travail se compose de 70% de praticiens libéraux 30% exerçant en milieu hospitalier ;  53.3% d’entre eux ont déjà adressé leurs patients à un orthophoniste pour une rééducation et 46.7% ne l’ont jamais fait. Tous les orthodontistes expriment le besoin de collaborer avec un orthophoniste.

Pour 23.3% des orthodontistes,  l’âge idéal de début de rééducation d’un enfant est 8ans. Pour les autres (69.7%), cet âge varie entre 3 et 7ans.  Tous les orthodontistes interrogés affirment que la motivation des enfants et la collaboration des parents constituent un facteur déterminant de la réussite de la rééducation.
Pour les orthodontistes, les principales contre-indications absolues des dysfonctions oro-faciales sont : le retard psychomoteur (39%), la maturité de l’enfant (13%), les problèmes anatomiques (13%)…Les contre-indications relatives sont représentées par la non coopération du patient et ses parents (40.8%), obstacles anatomiques (14.8%), frein lingual court (7%)…

Pour 83.3% des orthodontistes, les appareils orthodontiques peuvent parfois constituer une gêne réelle aux exercices de rééducation et pour 16.7%,  ces appareils ne provoquent aucune  gêne. 6.7% des praticiens pensent que la motivation seule est suffisante pour rééduquer les habitudes de succion alors 93.3% ne le pensent pas.
6.7% des orthodontistes rapportent que les appareils fonctionnels orthodontiques sont suffisants pour une rééducation linguale et 93.3% ne partagent le même avis.
90% de l’échantillon considèrent qu’il est intéressant de combiner les appareils fonctionnels orthodontiques à une rééducation orthophonique et 10% considèrent que ce n’est pas intéressant de les combiner.
50% des orthodontistes affirment que cette combinaison doit avoir lieu pendant le traitement mécanique. Pour les autres, elle peut avoir lieu avant ou après ce traitement.

Les relations orthodontistes/orthophonistes sont insuffisantes pour 46.7% des praticiens, inexistantes  pour 30%, difficiles pour 13.3% et faciles pour 10%.
96.7% des orthodontistes affirment qu’il est nécessaire d’avoir un contact écrit avec l’orthophoniste alors que  3.3% affirment que ce contact n’est pas nécessaire.
30% des praticiens n’adressent pas leurs patients en fin de traitement orthodontique vers un orthophoniste pour un contrôle, 23.3% le font parfois et  16.7% le font systématiquement.
93.3% des orthodontistes affirment qu’il est nécessaire d’avoir un contact écrit avec l’orthophoniste alors que 6.7% affirment que ce contact n’est pas nécessaire.

Concernant  les orthophonistes

La population qui a participé à ce travail se compose de 53.3% de praticiens hospitaliers et 46.7% praticiens exerçant dans le secteur libéral.
L’âge idéal de début de rééducation de l’enfant est de 4ans pour 42.8% des orthophonistes,  3ans pour 28.6% et entre 5 et 6 ans pour le reste des praticiens (28.6%).
La durée d’une séance de rééducation est de 30 minutes pour 60% des praticiens et de 45 minutes pour 40%.  La fréquence de ces séances est de 2 fois par semaines pour 40% des praticiens, 3 fois par semaines pour 46.7% et 4 fois par semaine pour 13.3%.
Le temps qu’un enfant doit accorder aux exercices à la maison chaque jour est entre 10 et 20 minutes pour 60% des orthophonistes, 30 minutes pour 13.3% et de 60 minutes pour 6.7%.

Tous les orthophonistes ont affirmé que la motivation des enfants et la collaboration des parents constituent un facteur déterminant de la réussite d’une rééducation.
Concernant le nombre de séances nécessaires pour une rééducation efficace, 80% des orthophonistes estiment qu’il faut 30 séances alors que 20% suggèrent qu’il faut juste  3 séances pour obtenir une rééducation efficace.
60% de l’échantillon considèrent que les appareillages orthodontiques provoquent une gêne réelle aux exercices de rééducation alors que 40% ne partagent  pas le même avis.
 
Concernant la rééducation des habitudes de succion par motivation seule, 66.7% déclarent que la motivation seule de l’enfant ne peut en aucun cas venir à bout des habitudes de succion alors que 33.3% affirment que la motivation peut parfois amener l’enfant à arrêter les habitudes de succion.
66.7% des orthophonistes considèrent que les appareillages orthodontiques fonctionnels ne sont pas suffisants pour la rééducation linguale tandis que 26.7% affirment que ces appareillages sont parfois suffisants à une rééducation linguale. Pour 93.3% des praticiens, il serait intéressant de combiner les appareils orthodontiques fonctionnels à une rééducation orthophonique.
40% des orthophonistes affirment que cette combinaison doit avoir lieu pendant le traitement mécanique ; pour les autres (60%), elle peut avoir lieu avant ou après ce traitement.

Le type de rééducation le plus fréquent est représenté par la rééducation de la déglutition pour 60% de l’échantillon, la rééducation linguale après freinectomie pour 20% et par la rééducation de la ventilation orale pour 20%.  
Les relations entre les orthophonistes et les orthodontistes sont insuffisantes pour 80% des orthophonistes, difficiles pour 10% et inexistantes pour 10% de l’échantillon. 86.7% des orthophonistes souhaitent toujours que les orthodontistes leurs renvoient les enfants en fin de traitement pour un contrôle.

DISCUSSION

La majorité des orthodontistes de notre échantillon (53.3%) adressent leurs patients vers un orthophoniste pour une rééducation. Par ailleurs, faudrait-il savoir dans quelles circonstances doit-on prescrire une rééducation orthophonique et selon quelles modalités.
Ainsi il faut admettre que l’éducation de l’articulation des consonnes palatales antérieures doit toujours être associée à l’éducation de la déglutition. Elle doit être entreprise à chaque fois que l’on modifie la forme de l’arcade dentaire, que ce soit à l’aide d’un appareillage orthodontique ou par intervention chirurgicale. Elle peut être le seul traitement si le trouble de l’articulé est de faible amplitude ou dans les cas d’infra-alvéolies incisives. Elle peut succéder à un traitement mécanique si le trouble d’articulé est plus important gênant la spontanéité des mouvements de déglutition et de l’articulation phonétique [1].

Concernant l’âge idéal de début de rééducation d’un enfant, d’après Ferre et Fournier [2] cette rééducation peut être entreprise dès l'âge de 4 ans et ceci jusqu'à un âge avancé. Selon Billard [3], tout trouble de langage oral dès 3 ans ou 3 ans et demi doit être pris en considération et amener à une consultation médicale. L’enquête de Silva (in 3), soulignant qu’un trouble du langage oral dès cet âge aura, près d’une fois sur deux, une signification de pathologie durable, a contredit l’adage traditionnel du « ça s’arrangera ».

Cependant, Ameisen et al [1] affirment que l’âge idéal de début de la rééducation de la déglutition et de la phonation est de 8 à 12 ans ce qui s’inscrit parfaitement dans les résultats de notre étude.
Pour Fieux et al [4] en aucun cas la thérapeutique par appareillage seul tendant à corriger les dysmorphoses importantes, ne peut assurer un résultat stable et définitif : à la thérapeutique orthodontique devrait toujours être adjointe la thérapeutique rééducative faute de quoi la récidive serait inéluctable. De même, pour Cauhepe (in 5), le traitement mécanique n’est qu’un adjuvant au traitement rééducatif qui reste la base même de toute thérapeutique.

Pour Personnaz (in 6), la myothérapie fonctionnelle évite un traitement orthodontique lors de déglutition atypique, suite à la succion de pouce. A l’opposé, Duhart (in 7), juge cette thérapeutique inefficace voire inutile et parvient à normaliser les fonctions linguales et améliorer les arcades dentaires par une thérapeutique mécanique.
Mais selon Doual (8), pour que la rééducation puisse à elle seule sans traitement orthodontique entrainer la correction des dysmorphoses, certaines conditions bien précises doivent être réunies, ce qui limite énormément les indications d’une rééducation effectuée avant le traitement orthodontique.
Pour Soulet (9), à la fin du traitement orthodontique, le rétablissement des rapports maxillo-mandibulaires permet une correction spontanée des fonctions (la rééducation peut ne pas être nécessaire). Pour Fournier (5), il est important d’évaluer la fin du traitement sur les fonctions autant que sur l’engrènement.
Bouvet (10) affirme que la rééducation ne peut être entreprise qu’après la correction mécanique de certaines malocclusions : une béance importante, un over jet marqué ou un mauvais engrènement risque de gêner la réalisation des exercices.

Concernant la combinaison des appareils fonctionnels orthodontiques à une rééducation orthophonique, Ingervall et al [11] ont étudié les effets de la rééducation labiale sur la position des incisives. Ces auteurs ont montré que, si la rééducation fonctionnelle des lèvres chez les patients présentant une inocclusion labiale initiale modifie la morphologie et la fonction labiale, les effets sur la correction de la protrusion des incisives n’ont pu être démontrés.
Gottlieb et al [12] estiment que la thérapie myofonctionnelle est importante pour stabiliser une croissance à direction verticale et contribue à rétablir une respiration normale pour permettre un espace adéquat des voies aériennes et de l’espace lingual.
Tallgren et al [13] montrent que le port d’un écran oral entraîne une augmentation des pressions dans les premiers mois, puis une baisse sensible de l’activité musculaire pendant les fonctions orofaciales. La chute des pressions serait en relation avec une adaptation des tissus labiaux à la présence de l’écran.
Graber, cité par Chase, [14] propose un exercice de myothérapie pour combattre l’hypotonie de la lèvre inférieure dans les béances. Toutefois, la myothérapie peut provoquer une hypermusculation et de ce fait ne pas créer de ce fait un équilibre musculaire [15].

L’insuffisance des relations entre les orthodontistes et les orthophonistes est relevée par la majorité des orthodontistes de notre étude soit 46.7%. Cependant 30% vont plus loin et considèrent que ces relations sont tout simplement inexistantes.
Le besoin de collaboration est réel et il est approuvé par tous les praticiens  même les praticiens n’ayant jamais prescrits de rééducation orthophonique éprouvent le besoin de collaborer avec un orthophoniste. Mais il faudra voir comment transformer ce besoin en acte concret et efficace.
En effet il est important de connaître et de comprendre ce qu’est la multidisciplinarité pour pouvoir l’adopter de manière efficiente et entreprendre ainsi une collaboration basée sur une stratégie bien articulée.

Pour assurer une communication efficace, il est nécessaire d’avoir accès aux outils et aux moyens informationnels. Toutefois, le développement d’un langage commun et la clarification des rôles et responsabilités de chaque acteur restent cruciaux.
La collaboration orthodontiste/orthophoniste doit s’inspirer de ce modèle pour bâtir un plan de communication interdisciplinaire, d’autant plus qu’avec l’avancée des technologies de l’information et de la communication, la mise en place de logiciels de gestion de cabinet et de centres de soins, le travail semble beaucoup plus facilité. Mais cela nécessite une volonté infaillible de travailler en équipe et en complémentarité pour le bien des patients et le succès des praticiens [16].
Comme le dit si bien Romette [17] « L’orthodontiste tirant dans un sens et la langue poussant dans l’autre, l’issue du combat n’est pas toujours en faveur du premier ».

CONCLUSION
Etablir des fonctions correctes (déglutition, ventilation, phonation), assurer l’esthétique du visage et de la denture, et  garantir aux enfants un développement harmonieux de leur sphère oro-faciale, est un enjeu réel de la santé.
Pour réussir ce pari, les orthodontistes et les orthophonistes doivent procéder à une interpénétration disciplinaire, c'est-à-dire que chacun doit s’imprégner des connaissances de l’autre en matière de rééducation des dysfonctions oro-faciales.
De ce fait des efforts doivent être faits pour améliorer ces relations qui profitent aussi bien les praticiens que les patients. Par ailleurs, la formation continue des praticiens doit constituer le cheval de bataille qui permettra de mettre à jour les connaissances et ainsi de favoriser une collaboration plus efficiente.

BIBLIOGRAPHIE
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