S. BELFELLAH, J. KISSA.

Département de Parodontologie
Faculté de Médecine Dentaire Casablanca - MAROC
Université Hassan II


RÉSUMÉ

La perte biologique des implants peut être causée par une perte progressive de l'ostéo-intégration après la mise en place de la restauration prothétique et sa mise en fonction.

De nombreux éléments ont été incriminés dans la destruction osseuse péri-implantaire, et la perte progressive de l’ostéo-intégration jusqu’à la perte totale de l’implant. Selon le World Workshop de 2018, l’étiologie infectieuse occupe une place importante dans le développement des mucosites et des péri-implantites.

 

Plusieurs facteurs de risque ont été ainsi rapportés dans la littérature, ils peuvent être d’ordre local ou général. La combinaison des paramètres locaux avec d’autres conditions systémiques prédisposerait davantage à la survenue de maladies péri-implantaires. L’antécédent de parodontite reste un facteur de haut risque. De même le mauvais contrôle de la plaque seul conditionnerait le développement de la péri-implantite.

Mots clés : implant, facteurs de risque, péri-implantite.

 

INTRODUCTION

Le remplacement dentaire peut être obtenu avec succès grâce aux thérapeutiques implantaires selon Stokman et coll en 2017 (1). Malgré un taux de réussite élevé, le risque de développer des maladies péri-implantaires est toujours omniprésent. Ces dernières sont réparties en mucosite péri-implantaire et en péri-implantite selon le World Workshop en 2018 (2,3).

Ainsi, ces complications biologiques à multiples facteurs de risque, seraient principalement initiées par une implication bactérienne et une réponse excessive de l'hôte (2,4).

 

DÉFINITION DE LA PÉRI-IMPLANTITE

Berglundh et coll en 2018 (5) définissent la péri-implantite comme étant une inflammation de la muqueuse péri-implantaire associée à une perte progressive de l'os de soutien. L’étendue de la perte osseuse peut indiquer la sévérité de la maladie. Ainsi sans une prise en charge adéquate, la perte de l’implant est fortement redoutée (6).

 

Cliniquement, les sites affectés de péri-implantite montrent (5) :
- des saignements au sondage avec ou sans suppuration,
- une augmentation de la profondeur du sondage (≥ 6 mm) associée ou non à une récession de la muqueuse marginale,
- une perte osseuse ≥ 3 mm dans la zone la plus coronaire de l’implant intra osseux.

Schwarz et coll en 2018 (7), précisent que ces lésions osseuses sont souvent circonférentielles autour des implants.

 
PRÉVALENCE DE LA PÉRI-IMPLANTITE

La littérature a révélé une grande variabilité des prévalences.
Selon le 6ème Workshop européen de parodontologie en 2008, Zitzmann et Berglundh (8) ont monté que la péri-implantite a été identifiée chez 28% à 56% des patients et dans 12% à 43% des sites implantaires, respectivement.

 

D’après la méta analyse de Derks et Tomasi en 2015 (6), la prévalence des péri-implantites est de 22%. Et selon Lee et coll en 2017 (9), 19,83% des patients et 9,25% des implants présentent une péri-implantite.

Récemment, Kordbacheh et coll en 2019 (10) ont montré une prévalence de 21% et de 34% respectivement pour des implants et des patients sur un suivi moyen de 2 ans.

 

En 2020, selon J.Kissa et coll, la prévalence des péri-implantites est de 41,4% au niveau du patient, et de 22,7% au niveau de l'implant, respectivement. Celle-ci s’accroitrait avec le nombre d'années de suivi (11).

 

LA PERCEPTION DES MALADIES PÉRI-IMPLANTAIRES PAR LES PATIENTS IMPLANTÉS

L’ évaluation de la perception des risques et de la sécurité du traitement implantaire par Insua et coll en 2017 (12) a révélé que :
- 74,1% des patients implantés n'avaient pas de notions sur les maladies implantaires,
- 64% d’entre eux avaient une inquiétude face à ces maladies,
- 32% des patients qui souffraient de péri-implantites avaient déclaré vivre avec une pathologie «terrible».

 

Devant un niveau élevé de préoccupation des patients implantés, les auteurs ont souligné l’intérêt d’éclairer préalablement tous les patients candidats à un traitement implantaire sur les risques encourus. Il est donc nécessaire de discuter des causes et des éventuels facteurs de risque qui seraient incriminés dans le développement des péri implantites (12).

 

LES FACTEURS DE RISQUE DES PÉRI-IMPLANTITES

Ils peuvent être divisés en 2 groupes :
- les facteurs locaux qui seraient liés à la composition du biofilm et à la charge microbienne dans le sulcus péri-implantaire,
- les facteurs généraux qui, influenceraient la sensibilité de l’hôte face à cette infection microbienne (4).

 

Les facteurs de risque locaux :

1- Le biofilm oral

Il est établi que le biofilm bactérien qui colonise les surfaces implantaires serait le facteur étiologique déterminant dans le développement des infections autour des implants telles que les mucosites et les péri-implantites (4,13).

 

  • • Évolution des sites implantaires sains vers des sites pathologiques

Les données de la revue de Schwarz et coll en 2018 (7) montrent que, comparativement à un site sain, la péri-implantite était associée à plus de 19 espèces bactériennes dont Porphyromonas gingivalis et Tannerella forsythia.
Aussi, il y aurait plus de pathogènes opportunistes tels que Pseudomonas aeruginosa, Staphylococcus aurus, et Candida albicans (7).


Le virus d'Epstein-Barr était également retrouvé très fréquemment selon une méta analyse récente de 2019 de Akram et coll (14). Ces données indiquent qu’il s’agit  d’une infection complexe et hétérogène telle qu’elle a été précédemment définie par Mombelli et Décaillet en 2011 (15) et confirmée ensuite par Rakic et coll en 2016 (16).

 

De même, il a été rapporté que les profils microbiens de la mucosite étaient intermédiaires entre ceux des sites implantaires sains et ceux des sites atteints de péri-implantite (2). Les pathogènes parodontaux présents au moment de la mise en place des implants joueraient un rôle dans la formation du biofilm et l’initiation de la maladie péri-implantaire, selon Daubert et Weinstein en 2019 (2). Ephros et coll en 2020 (17) ont souligné que cette transition serait marquée par l'émergence de certaines espèces connues par leur pouvoir pathogénique telles que Porphyromonas gingivalis et Aggregatibacter actinomycetemcomitans.

 

Une mucosite péri-implantaire présenterait alors un grand risque de constituer un précurseur pour le développement d’une péri-implantite selon le consensus de Heitz-Mayfield et coll en 2018 (18).

 

  • • Comparaison entre une péri-implantite et une parodontite

Pour Carinci et coll en 2019 (19), la péri-implantite est généralement associée à des bactéries gram-négatif similaires à celles de la maladie parodontale. Il a été rapporté ainsi, que les antécédents de parodontite seraient liés à la survenue de l'infection péri-implantaire (19).

 

Bien que la mucosite soit assimilée à la gingivite et la péri-implantite à la parodontite, elles semblent être des entités cliniques distinctes. Renvert et Polyzois en 2018 (20) rapportent que l’infiltrat inflammatoire autour des implants s’étend plus en profondeur jusqu’à los alvéolaire, et même jusqu’aux espaces médullaires. Celui-ci ne serait pas encapsulé par les fibres de collagène comme on le constate autour des dents (Fig.1).

 


Fig.1 : Schéma comparatif illustrant l’infiltrat inflammatoire autour des dents et des implants (20).

 

 

Ceci pourrait laisser penser que les péri-implantites constituent un type d’inflammation plus aiguë (20), et un modèle de destruction plus agressif que la parodontite selon Atieh et coll 2019 (21).

 

2- Type d’édentement des arcades

La revue systématique de Waal et coll en 2013 (22), a rapporté des controverses quant à l’incidence des péri-implantites liée au type d’édentement.

Néanmoins, plusieurs études ont souligné que les poches parodontales autour des dents restantes sur l’arcade peuvent agir comme réservoir aux bactéries pathogènes et être responsables de la contamination des sites implantaires (23,24).

Ainsi, selon Robitaille et coll en 2016 (25) la concentration et la translocation des bactéries pathogènes vers les sites implantaires prédominent d’avantage chez l’édenté partiel que chez l’édenté total.

 

A ce titre Giovannoli et coll en 2019 (26) indiquent que les pathogènes parodontaux resteraient dans la cavité buccale jusqu'à 1an après une édentation complète. Ceci serait surtout retrouvé chez les sujets avec un antécédent de parodontite (26).

Daubert et Weinstein en 2019 (2) ont montré que le biofilm microbien se forme et se dépose rapidement dans un délais de 30 minutes autour des implants après leur mise en place. En absence de contrôle adéquat précoce et continu du biofilm, celui-ci peut être à l’origine de l’initiation et de l’installation d’une péri-implantite (2).

 

3- L’antécédent de parodontite

Les méta-analyses de Ramanauskaite et coll en 2014 (27) et de celle de Stacchi et coll en 2016 (28), prouvent que les patients atteints ou anciennement atteints de parodontites présentaient plus de complications une fois implantés. Le risque d’avoir une péri-implantite varierait selon les études et peut aller de 2,5 fois (Arunyanak et coll en 2019 (4)) à 9 fois (Kumar en 2019 (29)) chez des patients ayant des antécédents de parodontites chroniques.

 

De même, l’étude de Monje et coll en 2014 (30) et celle de Sousa et coll en 2016 (31) montrent que les sujets traités pour parodontites agressives auraient une incidence plus élevée de perte osseuse, de survenue de péri-implantites et d’échec implantaire.

Ainsi les auteurs s’accordent à dire que l’antécédent de parodontite constitue un facteur de risque non négligeable des péri-implantites (2,32).

 

4- La présence de muqueuse kératinisée

Il a été souvent considéré qu'une largeur adéquate de muqueuse kératinisée contribuait à améliorer le succès des implants. La revue systématique de Pranskunas et coll en 2016 (33) a évoqué en effet, que les sites implantaires avec une largeur < 2 mm de muqueuse kératinisée seraient plus susceptibles au développement d’une péri-implantite. Toutefois, d’après Hämmerle et coll en 2018 (34), l’absence de muqueuse kératinisée autour des implants n’augmenterait pas le risque à long terme de péri-implantites. Sa création ou son augmentation par greffe pour maintenir la santé péri-implantaire ne serait pas justifiée selon le World Workshop de 2018 (18,35).

 

Même si la littérature publiée sur l'importance du tissu kératinisé dans le maintien de la santé péri-implantaire n'est pas concluante, plusieurs preuves cliniques sont en faveurs de sa présence. Toutefois, Isler et coll en 2019 (36) ont montré que l'absence de muqueuse kératinisée ou la présence d’un phénotype fin rendrait un site plus sensible à la péri-implantite.

Berglundh et coll en 2018 (5), trouvent d’avantage de confort et de facilité de contrôle de plaque par le patient quand les sites implantaires disposent d’une largeur adéquate.

 

D’autres auteurs, tels que Monje et coll en 2019 (37), trouvent qu’une muqueuse mobile est associée à plus de récession péri-implantaire, à plus d'accumulation de plaque et donc à une plus grande prédisposition au développement d’une péri-implantite. Avila‐Ortiz et coll en 2020 (38) à leurs tour, soulignent qu’une largeur "adéquate" ≥ 2 mm de muqueuse kératinisée contribuerait davantage à réduire l’inflammation péri-implantaire.

 

5- L’excès de ciment de scellement :

Plusieurs travaux suggèrent que l'excès de ciment de scellement en situation sous-muqueuse constitue un facteur de risque potentiel de péri-implantite (7,37). Ceci a été également rapporté dans le consensus du groupe de travail sur les indicateurs de risques locaux par Giovannoli et coll en 2019 (26).

 

En effet, cet excès de ciment va se comporter comme étant un corps étranger selon Wilson en 2009 (39). Il se présentera également comme une surface rugueuse, qui favorisera la rétention des micro-organismes induisant alors la formation de biofilm selon Zandim et coll en 2019 (40).

Serino et Hultin en 2019 (41) conseillent ainsi, d’accorder une attention particulière à l’élimination complète des résidus cimentaires après scellement des supra structures prothétiques. Quant à Quaranta et coll en 2017 (42), ils recommandent dans leur étude systématique, l'utilisation du ciment d'oxyde de zinc eugénol chez les patients ayant des antécédents de parodontite.

 

6- Surcharge occlusale:

Dixon et London en 2019 (43) rapportent qu’une simple charge occlusale entraînerait une ouverture supplémentaire de l’interface implant-pilier, augmentant ainsi l'infiltration  bactérienne.

 

Sur un modèle animal, il a été démontré que la surcharge occlusale accélérerait la perte osseuse péri-implantaire en présence d'inflammation d’après Kozlovsky et coll en 2007 (44). Par contre, selon Heitz-Mayfield et coll en 2004 (45), cette perte osseuse n’aurait pas eu lieu dans un environnement péri-implantaire sain.

 

Plusieurs signes cliniques de surcharge occlusale, ont été observés au niveau des sites atteints de péri-implantite, selon Zandim et coll en 2019  (40).

Toutefois, selon la revue systématique de Bertolini et coll en 2019 (46), la surcharge occlusale seule ne représenterait pas un facteur de risque réel de péri-implantite.

 

7- Les facteurs iatrogènes

Selon le consensus de 2011, certains facteurs iatrogènes seraient en effet, susceptibles d’influencer l'apparition et la progression de la péri implantite, puisqu’ils offrent un environnement idéal pour la colonisation microbienne (7).

 

Dans ce sens, certaines caractéristiques spécifiques seraient responsables de la création de ce microenvironnement unique autour de l’implant, qui permettrait la sélection d’une population microbienne anaérobie différente de celle de la dent naturelle selon Robitaille et coll en 2016 (25).

 

De même selon le consensus de World Workshop de 2018, de solides preuves montrent que le risque de péri-implantites est accru chez les patients qui ont des sites non accessibles à l'hygiène buccale (7,18). Cette prévalence de péri-implantite peut aller jusqu'à 48% selon Dixon et London en 2019 (43).

 

À ce titre, une mauvaise mise en place 3D de l’implant avec une épaisseur d’os ≤1,5 mm en vestibulaire et <3 mm entre 2 implants serait susceptible d’accélérer le processus de péri-implantite (Monje et coll en 2019 (37), Fu et Wang en 2015 (47)).

 

Aussi, une insertion incomplète du pilier ou son instabilité mécanique serait parmi les facteurs responsables du développement d’une inflammation chronique autour de la fixture de part l’infiltration microbienne qui survient au niveau de l'interface implant-pilier prothétique (Smith et coll en 2017 (48), Rosa et coll en 2019 (49)).

 

Un profil d’émergence défavorable avec plus de surplomb obstruerait le sulcus (Dixon et London en 2019 (43)). Des surcontours proximaux non adéquats (YI et coll en 2020 (50)) ou encore des restaurations ayant des profils concaves retenant l’excès de ciment (51) faciliteraient également la rétention de plaque et rendraient l’élimination des micro-organismes difficile (40).

Ainsi, selon Jepsen et coll en 2015 (52) toute conception prothétique ne respectant pas les contours naturels des dents, empêcherait une élimination optimale du biofilm.

 

Il est toujours souhaitable de privilégier des limites prothétiques en situation supra-muqueuses, particulièrement dans les secteurs postérieurs non concernés par l’esthétique d’après Serino et Hultin en 2019 (41).

Selon Kordbacheh et coll en 2019 (10) et Giovannoli et coll en 2019 (26), la présence de prothèses monoblocs ainsi que les restaurations mal ajustées seraient parmi les situations les plus incriminées.

 

Enfin, la position de l'implant et la conception prothétique influenceraient l'accès aux soins personnels et professionnels (7). Cependant, le rôle d’autres facteurs locaux dans le développement des maladies péri-implantaires tels que l’état de surface  (53), la présence de particules de titane (7), le type de connexion implantaire (26) n’est pas à négliger.

 

Les facteurs de risque généraux :

1- Le tabagisme

Il en ressort des méta-analyses que le tabagisme augmenterait significativement la perte osseuse péri implantaire, affecterait négativement la cicatrisation ainsi que le pronostic (54,55,56). A ces phénomènes, s’ajouteraient une augmentation du taux de germes bactériens (57), ainsi qu’une abondance des molécules inflammatoires chez les fumeurs (58).

 

La péri-implantite serait 4 fois plus élevée chez les fumeurs selon Meyle et coll en 2019 (13). Pourtant le tabagisme aurait un moindre impact comparé à l'antécédent de parodontite (7). Le tabac resterait comme co-facteur controversé selon Stacchi et coll en 2016 (28). Il serait conditionné en effet par le statut du fumeur basé notamment sur sa déclaration (7,53).

Jusqu’à présent, on peut dire qu’il y a une absence de preuves concluant que fumer constitue un vrai risque pour la péri-implantite (7,21).

 

2- Les maladies systémiques

Certaines conditions systémiques particulières peuvent influer de façon direct ou indirect sur le pronostic de la thérapeutique implantaire (59).

 

Toutefois, peu de preuves scientifiques ont été rapportées sur la relation entre le développement des péri-implantites et les états systémiques en dehors (7,13,60,61,62) :

- des maladies cardiovasculaires ;

- des perturbations métaboliques ;

- de certaines pathologies osseuses et articulaires ;

- de quelques thérapeutiques ou conditions médicales (radiothérapie, chimiothérapie, bisphosphonates …).

 

En effet, la méta-analyse de Monje et coll en 2016 (63) et celle de Meza Maurício et coll en 2019 (64) s’accordent à dire qu’une hyperglycémie serait corrélée au développement de la péri-implantite.

Toutefois, la littérature ne permet pas de considérer le diabète comme un facteur de risque de péri-implantite. Aussi, les données suggérant les autres affections systémiques comme facteur de risque restent limitées, d’après Schwarz et coll en 2018 (7).

 

3- La génétique

La littérature se rapportant à l’influence des polymorphismes génétiques sur la pathogenèse des péri-implantites n’est pas concluante (65,66). Les données actuelles ne permettent donc pas de soutenir la part des prédispositions génétiques dans le risque de survenue des péri-implantites, comme il a été établit pour les parodontopathies (13).

 

4- La maintenance professionnelle

Des auteurs comme Roccuzzo et coll en 2018 (67) et Renvert et coll en 2019 (68) se sont intéressés à cette question. Un traitement péri-implantaire de soutien régulier serait une stratégie préventive importante contre la conversion des sites sains en mucosite péri-implantaire, et de la mucosite vers la péri-implantite (18).

 

Bien qu'il soit adapté au profil de risque de chaque patient, un intervalle minimum de traitement d'entretien péri-implantaire de 3 mois (69) ou de 5- 6 mois reste de règle selon Monje et coll en 2016 (70). Ceci réduirait de 25% l'incidence de la péri-implantite.

Les résultats de la thérapeutique implantaire chez les patients soumis à un programme d'entretien sont ainsi nettement améliorés à long terme selon Renvert et Quirynen en 2015 (59).

 

En résumé, Lin et coll en 2019 (71), attestent que toute forme de maintenance permettrait l'augmentation de la survie implantaire et la prévention de la péri-implantite.

 

5- L’assiduité du patient aux rendez-vous de contrôle

Les études ont démontré que la combinaison de plusieurs facteurs de risque en plus du manque d’assiduité du patient aux rendez-vous de contrôle constituerait un risque plus élevé de survenue de péri-implantite (72,73). Cette irrégularité aux rendez-vous de maintenance toucherait 1 patient sur 5 selon Rokn en 2017 (74).

 

D’ailleurs, la prévalence de la péri-implantite a doublé chez les patients qui n'ont eu aucune visite de maintenance dans les 5 premières années suivant le traitement implantaire par rapport à ceux qui étaient vus au moins une fois par an selon Costa et coll en 2012 (75).

 

D’après Zeza et coll en 2017 (76), les patients les plus motivés seraient les sujets parodonto-conscients. Les indices comportementaux d’hygiène seraient ainsi, corrélés à l’assiduité du patient et constitueraient de vrais indicateurs des péri-implantites (77).

Il existe de fortes preuves que l’insuffisance du contrôle de plaque associée à l’irrégularité du traitement de soutien constituent des facteurs de risque des péri-implantites (7).

 

RECOMMANDATIONS POUR LA PREVENTION DES PERI-IMPLANTITES

Dans le cadre du World Workshop, Jepsen et coll en 2015 (52), ont proposé des recommandations concernant la prévention de la péri-implantite.

 

Idéalement, le praticien se doit :

- d’informer les patients sur les complications comme les maladies péri-implantaires et la nécessité de soins préventifs,

- d’effectuer une évaluation individuelle du risque systémique et local,

- d’instaurer une hygiène orale et de mettre en place une prise en charge des parodontites et du sevrage tabagique,

- de programmer une maintenance personnalisée adaptée au profil de chaque patient .

 

CONCLUSION

Le biofilm bactérien constitue le principal facteur étiologique des péri-implantites. Pour prévenir la survenue d’une péri-implantite, il est recommandé de suivre une démarche thérapeutique rigoureuse dès l’élaboration du projet implantaire. Le praticien a donc pour mission d’adapter sa prise en charge suivant le profil à risque du patient.

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