M. SEBBAR, F. BOURZGUI
Département d’Orthopédie Dento-Faciale.
Faculté de médecine dentaire Casablanca. Maroc.


RÉSUMÉ

Introduction : l’objectif de notre étude est de déterminer la prévalence des anomalies du sens transversal chez une population consultante et de rechercher une éventuelle association avec les problèmes fonctionnels et allergiques ainsi qu’avec les dysharmonies dento-maxillaires.

Matériel et méthodes : Notre étude a porté sur un échantillon de 200 patients âgés entre 5 ans et 20 ans se présentant à la consultation au centre de consultations et de traitements dentaires de Casablanca sur une période de 3 mois. L'analyse des données est effectuée par le logiciel Epi – info 6.0.

Résultats : 67.5% de patients consultants présentent une anomalie du sens transversal dont 58.3% avaient une respiration buccale et 64.9% présentaient des allergies. 45% de notre échantillon présentent une déviation des médianes et 60.8% ont une mastication unilatérale.

Conclusion : la différence n’est pas statistiquement significative pour les variables citées si dessus sauf pour l’encombrement puisque 67,9% des patients qui ont un encombrement présentent une anomalie du sens transversal.

Mots clés: Anomalies, Sens transversal, asymétrie,

INTRODUCTION
Les dysmorphoses du sens transversal correspondent aux anomalies observées dans le plan frontal et se traduisent par des malocclusions vestibulo-linguales au niveau des secteurs latéraux, une déviation des milieux inter-incisifs et une asymétrie plus ou moins marquée du visage.
Ces anomalies peuvent se situer au niveau maxillaire ou mandibulaire, et peuvent être basales ou alvéolaires. Elles proviennent d’une réduction ou d’une augmentation du diamètre du sens transversal des maxillaires ou de la mandibule (1).

Les étiologies des anomalies du sens transversal alvéolaires et squelettiques sont variées. On retrouve souvent un trouble du comportement lingual  associé à un dysfonctionnement respiratoire. Un retard de maturation des postures ou des fonctions peut également participer à l'étiologie de ces dysmorphies (2).


Ces anomalies peuvent être l’expression de troubles dentaires (déviation des médianes incisives) (3.4), alvéolaires (endoalvéolie ou exoalvéolie maxillaire et mandibulaire) (5), des bases osseuses (endognathie ou exognathie maxillaire, latérognathie mandibulaire) (6. 7.8) ou cinétiques (latérodéviation mandibulaire fonctionnelle ou positionnelle) (9).

La fréquence importante des anomalies du sens transversal implique la nécessité de leur accorder une attention particulière et de les rechercher systématiquement. En effet, celles-ci seront toujours traitées préalablement à toute correction des anomalies du sens vertical et antéro-postérieur.

Nous avons mené une étude clinique sur les anomalies du sens transversal chez une population consultante au sein du centre de consultations et de traitements dentaires de Casablanca. L’objectif étant déterminer la prévalence des anomalies du sens transversal et de rechercher une éventuelle association avec les problèmes fonctionnels et allergiques ainsi qu’avec les dysharmonies dento-maxillaires.


MATÉRIEL ET MÉTHODES
Notre étude a porté sur un échantillon de 200 patients âgés entre 5 ans et 20 ans se présentant à la consultation au centre de consultations et de traitements dentaires de Casablanca sur une période de 3 mois.

Nous avons exclu de notre échantillon les patients ayant des parodontites, ceux présentant des mobilités dentaires sources d’interférences ainsi que les cas présentant un articulé inversé localisé.  

Un questionnaire a été rempli pour chaque patient comportant l’anamnèse, l’examen clinique endo et exobuccal ainsi que l’examen des différentes fonctions. Nous avons défini comme variables indépendantes les encombrements qui sont à  l’origine des déviations dentaires et les problèmes fonctionnels qui sont responsables des autres formes cliniques des anomalies du sens transversal. Les variables dépendantes correspondent à la présence d’une ou plusieurs formes cliniques de ces anomalies qui peuvent aller d’une simple déviation dentaire jusqu’à une forme complexe d’asymétrie faciale (Tableau 1 et 2).


Le consentement  de chaque patient ou des parents (patients mineurs) a été demandé avant tout examen.

L'analyse des données est réalisée par le logiciel Epi – info 6.0.fr. pour l’étude analytique des résultats, nous avons utilisé le test Khi-2 et le degré de signification p.
 
 Encombrement  Déviation des médianes
 Troubles fonctionnels  Respiration
 Déglutition
 Mastication
 Allergie respiratoire
Tableau 1: Variables indépendantes
 
 
 Formes dentaires  Déviation de la médiane Maxillaire
 Déviation de la médiane Mandibulaire
 Déviation de la médiane Mandibulaire et Maxillaire
 Articulé inversé dentaire localisé
 Formes alvéolaires  Endoalvéolie Maxillaire unilatérale et bilatérale
 Endoalvéolie Mandibulaire
 Exoalvéolie Maxillaire
 Formes squelettiques  Latérodéviation
 Latéropositionnement mandibulaire
 Latérognathie
 Endognathie Maxillaire
Tableau 2: Variables dépendantes
 
RÉSULTATS
L’échantillon est constitué de 200 patients des deux sexes répartis de façon égale avec une tranche d’âge qui varie entre 5 ans et 20ans. Ce sont des patients qui ont consulté de manière hasardeuse au CCTD de Casablanca sont 22.5% se sont présentés pour un motif orthodontique.
L’allergie respiratoire a été rapportée chez 38.5% des cas. 7% de notre échantillon présentent une asymétrie faciale et 24% rapportent au moins un signe ou symptôme de dysfonctionnement cranio-mandibulaire. Le trajet d’ouverture buccale est dévié chez 8.5% des cas et 13% présentent un trajet d’ouverture en baïonnette.

La déviation des médianes incisives est présente chez 98.1% dont 35.5% d’origine maxillaire et 62.2% d’origine mandibulaire.
53% des patients examinés présentent un encombrement dont 92.5% au niveau antérieur, 31.1% au niveau moyen et 8.5% au niveau postérieur.
Parmi les patients présentant un articulé inversé des secteurs latéraux (11.5%), 71.4% ont un articulé inversé unilatéral et 28.9 ont un articulé inversé bilatéral dont 60% sont localisés du côté gauche.

En recherchant le type de respiration chez les patients examinés, on a retrouvé une respiration mixte chez 74% des cas et une respiration buccale chez 12% de l’échantillon.
L’examen de la déglutition montre que 61% des patients présentent une déglutition atypique. A l’examen de la mastication, 48.5% de notre échantillon présentent une mastication unilatérale. Les parafonctions sont rapportées chez 39.5% des cas.
Parmi les 200 patients examinés, les anomalies du sens transversal sont présentes chez 57.è% de notre échantillon dont 41.2% ont une déviation isolée, 2.5% ont une endoalvéolie, 4.5% ont une endognathie, 3% ont  une latérodéviation, 3% ont une latéroposition et 3.5% ont une latérognathie.

Concernant la répartition des anomalies du sens transversal selon l’âge, 48.1% des cas dont l’intervalle d’âge est de [5-10ans], 61.4% dont l’intervalle est de [10-15ans],  67.3% dont l’intervalle est de [15-20ans] présentent des anomalies du sens transversal. La différence n’est pas statistiquement significative (p = 0.07). Le sexe ne semble pas également être statistiquement un facteur prédisposant puisque 59% de sexe masculin et 56% de sexe féminin rapportent des anomalies du sens transversal. La différence n’est pas significative (p = 0.07).

Concernant l’encombrement, parmi les 106 patients présentant un encombrement, 72 patients présentent une anomalie du sens transversal, soit 67.9% et parmi les 94 patients qui n’ont pas d’encombrement, 45.7%, présentent cette anomalie. L’encombrement est statistiquement associé aux anomalies du sens transversal du fait que la différence est statistiquement  significative (P =0.0015).
La répartition selon la déglutition montre que parmi les 78 patients présentant une déglutition normale, 51.3% des cas ont une anomalie du sens transversal alors que parmi 122 patients qui présentent une déglutition atypique, 61.5% des cas ont cette anomalie. La différence n’est pas statistiquement  significative (P =0.0015).

Concernant la respiration, Le type de celle-ci ne semble pas être associé à la présence des anomalies du sens transversales. Les résultats montrent que 58.3% des patients présentant une respiration buccale, 46.6% une respiration nasale et 59.5% une respiration mixte ont une anomalie du sens transversale. La différence n’est pas statistiquement significative (p = 0.44).

La répartition selon le type de mastication, 97 patients ont une mastication unilatérale dont 60.8% présentent une anomalie du sens transversal. La différence n’est pas statistiquement significative (p = 0.36).
La répartition selon le type de mastication, sur les 77 patients allergiques 64.9% présentent une anomalie du sens transversal. La différence n’est pas statistiquement significative (p = 0.09).
La répartition des fonctions, le sexe et l’âge selon chaque forme clinique des anomalies du sens transversal ainsi que celle de l’allergie et de l’encombrement sont rapportées sur les tableaux.

DISCUSSION
Dans la présente étude la prévalence des anomalies du sens transversal était de 67.5% dans  une population consultante. Selon RABERIN (10), le déficit transversal maxillaire représente 8 à 18% des malocclusions rencontrées en denture mixte.
Pour évaluer la prévalence des anomalies du sens transversal, MAURICE (11) a mesuré et décrit l'asymétrie intra-arcade maxillaire et mandibulaire chez 52 enfants caucasiens en denture mixte, pour déterminer si un rapport existe entre l'asymétrie intra et inter-arcade. Le raphé  médian  a été utilisé comme une référence pour les dimensions transversales. Un plan palatin transversal construit par ordinateur représentait la référence pour les dimensions antéropostérieures. Une asymétrie de plus de 2.0 mm a été rapportée chez 25% de l'échantillon. Les asymétries transversales sont prédominantes par rapport aux asymétries antéropostérieures. Beaucoup d'enfants en denture mixte  ont des asymétries intra-arcades  qui sont plus sévères et plus rencontrées sur le plan  transversal que sur le plan antéropostérieur.

Dans notre étude, 11.5% de l’échantillon examiné présentent un articulé inversé postérieur. OJEDA (12) a évalué, dans son étude, la prévalence de l'articulé croisé chez un échantillon d'enfants mexicains. Un total de 306 malades, âgés entre 2 et 17ans, a été évalué ; parmi les 306 malades évalués, 36.6% présentent un articulé inversé.
Il sera conclu que la découverte précoce et la correction de tout caractère anormal de l'occlusion dentaire permettront la correction  des défauts du développement  dentofacial; il est donc nécessaire de constater la fréquence de l'articulé croisé.
La déviation des médianes est la plus fréquente des anomalies du sens transversal enregistrées chez notre échantillon. Elle est présente chez plus de la moitié des patients examinés (54%).

ALAMOUDI (13) a évalué la prévalence de l’encombrement et de la déviation des médianes chez 502 enfants âgés entre 4 et 6 ans. Les résultats de cette étude montrent que cette déviation est présente chez 10% des cas. Le sexe féminin rapporte une prévalence significative plus augmentée que le sexe masculin (p < 0.001).

Dans notre travail, la prévalence de l’asymétrie faciale représente 7%. HARAGUCHI (14) a étudié l’asymétrie faciale par rapport au sexe, l’âge et le rapport des bases squelettiques.  Un total de 1800 sujets (651 mâles et 1149 femmes), dont l’âge varie entre 15 ans et 59 ans, a été sélectionné. Parmi les sujets présentant une asymétrie faciale, 79.7% avaient une hemiface droite plus large et 79.3% avec une déviation du menton vers le coté gauche. Ces tendances étaient indépendantes du sexe, de l’âge ou du rapport des bases squelettiques.
Dans le même sens,

SEVERT (15), dans son étude chez 1460 malades, rapporte que 34% de son échantillon, présentent une asymétrie faciale clinique apparente.  L'asymétrie  affecte l'étage supérieur de la face  dans seulement 5% des cas, l'étage moyen  chez 31%, et le menton chez74% des patients.

LANGBERG (16) a étudié  l'asymétrie dentaire et squelettique chez 15 sujets adultes présentant un  articulé inversé postérieur  (âge moyen = 26.2 ans) et 15 sujets de contrôle (âge moyen = 30.6 ans). Des moulages de prétraitement ont été réalisés pour évaluer l'asymétrie dentoalvéolaire, et des radiographies postéro-antérieures ont été prises pour quantifier l'asymétrie squelettique droite et gauche  et les déviations de la position mandibulaire.
Une différence statistiquement significative dans l'asymétrie mandibulaire dentaire transversale a été observée entre les patients avec articulé inversé postérieur et le groupe témoin. Cependant, aucune différence significative n'a été retrouvée dans l'asymétrie squelettique droite et gauche alors que le groupe avec articulé inversé postérieur a montré une déviation positionnelle mandibulaire plus importante.

LANGBERG
(16) a conclu par conséquent que l'articulé inversé chez l'adulte est essentiellement dû à une asymétrie  dentoalvéolaire et une déviation de la position de la mandibule et pas simplement à l’asymétrie squelettique droite ou gauche de la mandibule. Ces données suggèrent que les articulés inversés non traités chez les enfants peuvent mener à une compensation asymétrique progressive de la relation fosse-condyle et résulter en une déviation de la position de la mandibule qui, avec une asymétrie dentoalvéolaire distincte, maintient l'occlusion de l'articulé inversé chez les adultes (16).

FARELLA
(17) a étudié une association possible entre l'articulé inversé  postérieur unilatéral et  le déplacement réductible du disque  temporomandibulaire, au moyen d'une étude chez des  jeunes adolescents qui ont été recrutés de trois écoles.  Il a pu conclure que l’articulé inversé  unilatéral postérieur n’est pas un facteur de risque des dérangements de l’articulation temporomandibulaire au moins chez les jeunes adolescents. Dans notre étude, 24% de l’échantillon présentent un signe ou symptôme de dysfonctionnement cranio-mandibulaire (DCM).

L’analyse multifactorielle de PULLINGER et coll (18) a montré qu’à l’exception de quelques signes de malocclusion, il y a peu de corrélation DCM/malocclusion. Sur une réanalyse de ces résultats par SELIGMAN (19), la part des malocclusions dans la genèse des DCM est de 10% à 20% donc chez 80% à 90% des patients, on ne peut pas expliquer la présence de DCM par la présence de malocclusion. Aussi, aucune étude ne permet de définir une relation de cause à effet entre la malocclusion et le DCM (20).

Même si dans la présente étude la différence selon les fonctions est statistiquement non significative, de nombreuses publications se basant sur des expériences cliniques attestent des relations de cause à effet entre les dysfonctions orales et les perturbations de la croissance cranio-faciale dans le sens transversal.

SALIONI
(21) a évalué l'influence de l'articulé inversé  postérieur unilatéral fonctionnel sur les mouvements de la mastication. Le groupe de l'étude a inclut 16 patients (9 filles et 7 garçons) avec articulé inversé  postérieur unilatéral impliquant trois dents postérieures ou plus. Un groupe témoin comprend 15  individus (9 filles et 6 garçons) avec une occlusion normale.
Les résultats de l’étude ont montré que le côté gauche était le côté de la mastication préféré chez  43.7% d'individus et chez 46.7% du groupe témoin. L’auteur a conclu qu’il n'ya pas de  relation entre le côté de l'articulé inversé  et le côté de la préférence De la mastication (18). Chez notre échantillon,  97 patients ont une mastication unilatérale dont 60.8% présentent une anomalie du sens transversal (22).

Le type de respiration chez notre échantillon ne semble statistiquement pas être associé aux anomalies du sens transversal (7%). En effet, une étude épidémiologique réalisée au service d’orthopédie dentofaciale  de Casablanca  en 1995 (23) a pu relever que parmi les 45 enfants examinés, 82.22% ne présentent pas de malocclusions dans le sens transversal alors que 17.78% de ces enfants présentent une endoalvéolie au niveau d'une dent, unilatéral ou bilatéral. La différence est statistiquement non significative entre le type de ventilation et les malocclusions dans le sens transversal.

DREVENSEK
et al (23)  ont étudié la prévalence de l’incompétence labiale et du trouble de la respiration ainsi que leur rapport avec les malocclusions morphologiques chez 84 enfants présentant une moyenne d’âge de 8.96 +/- 0.66. Les résultats montrent que la prévalence la plus importante est celle de l’incompétence labiale. La malocclusion la plus fréquente chez les patients présentant ce trouble est la malocclusion de Classe II,1 (53.3%).

VAZQUEZ
et al (24) ont évalué l’effet de la rhinite allergique, l’asthme et la rhinobronchite sur les malocclusions dentaires chez 2556 adolescents. Les résultats ont démontré que seul l’asthme est relié à la présence de malocclusions et particulièrement chez les patients hyperdivergents.

CONCLUSION
Au terme de cette étude, recherchant à établir un lien d’association entre les anomalies du sens transversal et les problèmes fonctionnels et les dysharmonies dento-maxillaires d’une part, et avec l’allergie d’autre part, nous avons trouvé que la différence n’est pas statistiquement significative pour les variables citées si dessus, sauf pour l’encombrement puisque 67,9% des patients qui ont un encombrement présentent une anomalie du sens transversal.

Ces résultats peuvent être expliqués par la fréquence des extractions précoces (unilatérales) ou des malpositions d’une dent ou d’un groupe de dents provoquant une déviation des médianes par rapport à l’axe sagittal médian. L’absence de corrélation entre les troubles fonctionnelles ainsi qu’avec l’allergie et les anomalies du sens transversal ne rejettent pas complètement l’implication de ces deux paramètres.

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