M. BAITE
C.C.T.D Casablanca

En pratique dentaire, l'utilisation de la radiographie est fondamentale pour le radiodiagnostic.
Chaque praticien doit se poser les questions suivantes :
 
- Est-ce qu'il y a un risque réel, lié à l'exposition aux rayons X ?
- Est-ce qu'il y a un seuil d'exposition à partir duquel le praticien ne doit plus s'exposer ?
- Comment réduire le risque lié à l'exposition ?
 
Les réponses à ces questions sont très discutables et varient d'un auteur à l'autre. En effet les expérimentations sur l'animal pour évaluer les risques d'irradiation sont difficiles à extrapoler sur l'être humain, vu que pour observer un effet à court terme, on expose l'animal à de fortes doses pendant un temps court.
Le modèle d'extrapolation des doses fortes à des doses faibles est très discutable.
Néanmoins dans un souci de sécurité maximale, c'est ce modèle délibérément pessimiste qui est retenu pour l'appréciation du risque, avec la certitude de pas le sous-estimer.

Dans ce sens, le chirurgien dentiste doit veiller à observer le respect de certaines règles de radioprotection, pour protéger le patient, l'assistante et soi-même :
- Les radiographies doivent être réalisées par le médecin dentiste seul ou une personne (assistante) ayant eu une formation dans ce sens et mise au courant des risques encourus en cas d'exposition abusive,
- Limiter le champ d'exposition dans la mesure du possible (utilisation de moyens de collimation),
- Eviter la réalisation de radiographies chez la femme enceinte avant trois mois de grossesse.
- Eviter de tenir le film par soi-même ou par l'assistante (utilisation de porte film), - Se tenir à 2 mètres derrière le tube (utilisation de la longueur maximale du cordon de la poire de déclenchement),
- Se tenir si possible derrière un mur (les tubes radiogènes supérieur à 70KV nécessitent obligatoirement un plombage des murs),
- Développer correctement les clichés. Un cliché mal développé se conservera moins et sera un cliché à refaire. Il convient aussi de vérifier la qualité des produits de développement chaque matin,
- Compter le nombre de clichés à refaire et chercher la cause liée à la technique ou au développement pour faire une autoévaluation,
- Archiver correctement les clichés,
- Utilisation si possible de l'imagerie numérique (radiovisiographie) qui réduit de façon considérable l'exposition au détriment d'une qualité de l'image inférieure à celle du film,
- Utilisation d'un dosimètre qui permet de mesurer quantitativement les rayonnements ionisants auxquelles le médecin dentiste s'est exposé pendant une durée limitée (limite des doses *20 mSv par an en moyenne sur cinq années consécutives).
 
* 50 mSv en une seule année.
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