La providence a voulu que dans le n° 22 du " Le Courrier du Dentiste " ce soit nous qui posions des questions.
Nous aurions souhaité que les réponses affluent car nous avons pensé que toutes les interrogations émises étaient en rapport avec la vie de notre profession.

 


Sans nous heurter comme toujours à un mur de lamentations, les questions soulevées avaient pour objectifs d’entamer le débat avec de profondes réflexions afin d’améliorer notre quotidien.
Nous remercions vivement tous ceux qui ont bien voulu se joindre à cette réflexion et nous soumettons à travers cette page, les réponses d’un confrère Docteur Y. B de Casablanca, en souhaitant que ses idées soient le début d’une série qui fasse l’objet de cette page.
La rédaction

Chers confrères, chères consœurs ;
Je voudrais vous donner quelques éclaircissements concernant les questions que vous avez bien voulu poser. Mes réponses concernent globalement les 3e, 5e et 6e questions.
Nous sommes confrontés au Maroc à deux catégories de médecins dentistes:


- Ceux qui ne sont pas intéressés par la formation continue et le devenir de la profession,
- Ceux qui souffrent de la conjoncture actuelle et qui ne peuvent se permettre les 200 ou 300 DH des frais d’inscriptions aux congrès et séminaires. Ajoutez à la conjoncture, le fait que les laboratoires ne jouent pas pleinement leur rôle vis-à-vis des chirurgiens dentistes comme pour les médecins généralistes ou spécialistes qui sont pris en charge !


Par ailleurs, dans les quartiers populaires, les patients font le tour des cabinets dentaires à la recherche du devis le moins cher pour se faire soigner, un véritable appel d’offre ! ceci est inhérent à deux points essentiels :
- La gratuité de la consultation: la consultation est un acte médical qui devrait être rémunéré,
- L’absence de prise en charge des patients par les compagnies d’assurances. Or, les chirurgiens dentistes se plient au plafond fixé par certaines assurances et aux tarifs exigés bien que le montant soit risible (exemple : 200 x 80 % = 160 Dh)


Si d’autres compagnies s’apprêtaient à ces prises en charges, il y aurait certainement moins de fermeture de cabinets dentaires et la confiance serait sans doute regagnée vis-à-vis des patients et des banques.
Enfin, cela ne peut se réaliser sans unicité des chirurgiens dentistes et sans mise à plat des conflits existant entre les conseils national et supérieur, la fédération et les syndicats.


Quant à votre question concernant la fermeture de cabinet dentaire, à mon avis, elle relève des points suivants :
- Absence de sécurité sociale,
- Faible pouvoir d’achat des Marocains en constante régression vu la conjoncture et les années de sécheresse
- Favoritisme de certains chirurgiens dentistes dont les proches industriels leur acheminent les ouvriers, ou ceux qui se permettent de conventions individuelles tacites.


J’espère avoir contribué largement à ce débat en différé et par écrit pour certaines questions qui me tiennent à cœur. J’espère qu’un jour, tout ceci sera l’ombre d’un passé morose car on est devenu la risée des gens et malheureusement après tant d’années de labeur et d’acharnement et de privation, aujourd’hui on nous compare à des laiteries et des téléboutiques.
N’est-ce pas désolant d’entendre ce genre de diffamation ?
Dr. Y. B (Casablanca)

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