| LES PIEGES ET LES LIMITES DE LA RADIOGRAPHIE PANORAMIQUE |
| Dossiers du mois | |||||||||||||||
| Lundi, 15 Mai 2000 11:15 | |||||||||||||||
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Dr. F. Bourzgui, Dr. Z. Bentahar, Dr. L. Ousehal Pr. M. Baite, Pr. F. El Quars Service d’orthopédie dento-faciale Centre de consultations et de traitements dentaires CH Ibn Rochd de Casablanca RESUME La radiographie panoramique, examen de première intention, souvent nécessaire, est un véritable examen de débrouillage de la région dento-maxillaire. Cet examen relativement simple, peu irradiant, permet une mise à plat des structures courbes dento-maxillaires. Mais ses limites inhérentes à la technique, aux variations anatomiques et à l’image produite nécessitent une bonne interprétation et une lecture attentive et parfois, d’autres formes d’examens radiologiques. Mots clés : radiographie à fente, système panoramique, zonographie courbe, limites radio anatomiques. La radiographie panoramique tient une place prépondérante dans l'investigation radiologique des maxillaires et des arcades dentaires. Le terme de cliché panoramique s'applique à une vue complète et développée des mâchoires. En effet, cette technique radiologique se propose d'obtenir sur un seul film, une image globale de l'ensemble des arcades dentaires. Epousant la convexité des maxillaires, elle réalise un véritable déroulé d'une articulation temporo-mandibulaire à l'autre. C'est un examen de première intention souvent nécessaire, parfois suffisant. Le bon usage de cet examen nécessite une bonne connaissance de l'anatomie du massif facial, de l'anatomie radiologique et du principe de la radiographie panoramique afin d'éviter les pièges inhérents à la technique ou à l'anatomie et pour ne pas transgresser ses limites. Nous précisons que la radiographie panoramique numérique ne sera pas traitée, nous nous limiterons à la radiographie classique. PRINCIPE DE LA RADIOGRAPHIE PANORAMIQUE La radiographie panoramique se propose d'obtenir sur le même film une image panoramique de l'ensemble des arcades dentaires. Elle associe deux principes : - La radiographie à fente avec un faisceau de rayons X bien collimaté et en chaque point perpendiculaire à la tangente de la portion d'ellipse maxillo-mandibulaire considérée. - La tomographie courbe c'est à dire une tomographie à coupe épaisse qui résulte des mouvements simultanés et homothétiques du film radiographique et de la source de rayons X, Iors de la rotation. Ce dernier principe est l'application directe des travaux simultanés de Bocage en France et Vallebona en Italie (1922), inventeurs de la tomographie. Le génie de Paatero (1901-1963) est d'avoir réalisé un appareil qui s'inspire des deux principes et qui s'applique aux surfaces courbes. Dès 1951 cet appareillage a connu une évolution qui a permis d'avoir des images radiographiques de plus en plus améliorées en définition et en contraste. Successivement on a vu apparaître des appareils à : - deux centres de rotation (Panorex) - trois centres de rotation (Orthopan-tomographe) - déplacement continu (Panelipse).
LES PIEGES DE LA RADIOGRAPHIE PANORAMIQUE La connaissance des critères de réussite d'une radiographie panoramique permet au clinicien d'éviter certains pièges. Ces critères sont : un plan palatin rigoureusement horizontal, une flexion ou une extension très minime de la tête du sujet radiographié peut rendre l'image inexploitable, de même une rotation de la tête provoque des distorsions entre le côté droit et gauche (fig 1). Pièges inhérents à la technique : La technique de réalisation des radiographies panoramiques dépend de l'appareil utilisé. En effet, le plan de coupe est prédéterminé par le fabricant, il est de 12 à l4mm au niveau postérieur et de 6 à 7mm au niveau antérieur (fig 2). Les structures situées en arrière du plan de coupe sont floues et agrandies et celles situées en avant du plan de coupe sont floues et rétrécies. Les dents ectopiques peuvent disparaître du cliché ou être difficilement lisibles si elles sont en dehors du plan de coupe (fig 3). Les artefacts sont aussi source de pièges (fig 4), la règle d'or est de demander d'autres examens en cas de doute. Il est à rappeler que le flou cinétique peut-être cause d’erreur d’interprétation (fig 5).
LES LIMITES DE LA RADIOGRAPHIE PANORAMIQUE
CONCLUSION |