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Vendredi, 26 Novembre 2010 16:17 |
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Fricton J, Look JO, Wright E, Alencar FG Jr, Chen H, Lang M, Ouyang W, Velly AM. University of Minnesota School of Dentistry, Minneapolis, Minnesota 55455, USA. J Orofac Pain. 2010 Summer;24(3):237-54. L’objectif de ce travail est la réalisation d’une revue systématisée des essais contrôlés randomisés (RCT) avec méta analyse des études ayant évalué l'efficacité des appareils orthopédiques intermaxillaires pour soulager la douleur chez les patients souffrant de troubles temporo-mandibulaires affectant le système musculaire et les articulations temporo-mandibulaires (TMJD) par rapport à des sujets ne recevant qu’un placebo de contrôle, non traités, ou bénéficiant d'autres traitements.
Une stratégie de recherche dans MEDLINE (Cochrane Library, le registre central Cochrane), puis une recherche manuelle, a permis d’identifier toutes les publications en langue anglaise de RCT portant sur le traitement par appareil intra-oral de la douleur accompagnant les troubles de l’articulation temporo-mandibulaire depuis Janvier 1966 à Mars 2006. Deux autres études publiées en 2006 ont été ajoutées pendant le processus de revue de la littérature avec pour critères d’inclusion: toutes les études évaluant l'efficacité des appareils de stabilisation mandibulaire durs et mous, appareils de positionnement antérieur, appareils avec un plan de morsure antérieur, et les types d'appareils utilisés dans le but de soulager la douleur des troubles temporo-mandibulaires. Une analyse qualitative des méthodes de chaque RCT a été réalisée selon des critères bien définis. Les conclusions de l'évaluation ont été exprimées à la fois comme un examen qualitatif et, si possible, comme une synthèse mathématique à l'aide de méta analyse des résultats.
Les résultats de ce travail ont montré un total de 47 publications citant 44 RCT avec 2.218 sujets ont été inclus. Dix RCT ont été inclus dans deux méta analyses. Dans la première méta-analyse (sept études avec 385 patients), un appareil de stabilisation dur a permis une meilleure amélioration de la douleur par rapport à des appareils non-occlusaux. L’Od-Ratio global (OR) était de 2,46 et statistiquement significatif, avec un intervalle de confiance à 95% de 1,56 à 3,67. Dans la deuxième méta analyse (trois études incluant 216 patients), les appareils de stabilisation mandibulaires durs ont apporté un soulagement plus important de la douleur comparativement aux traitements témoins. L’Od-Ratio de 2,15 était positif mais non statistiquement significatif, avec un intervalle de confiance à 95% de 0,80 à 5,75. La qualité (0-1) des études a été modérée, avec une moyenne de 55% des critères de qualité respectés, ce qui suggère une certaine probabilité d’existence de biais systématique.
En conclusion : les appareils de stabilisation rigides, lorsqu’ ils sont bien réglés, ont un niveau de preuve correct de leur efficacité dans le traitement de la douleur des troubles temporo-mandibulaires par rapport à des appareils non-occlusaux et par rapport à l’abstention en traitement. D'autres types d'appareils, y compris les appareils de stabilisation mous, appareils de positionnement antérieur, et les appareils de morsure antérieure, sont aussi efficaces pour réduire la douleur. Cependant, leurs effets indésirables sont plus élevés et suggèrent la nécessité d'une surveillance étroite de leur utilisation. Traduit par Pr Farid Bourzgui
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Vendredi, 20 Août 2010 12:39 |
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Critical appraisal of methods used in randomized controlled trials of treatments for temporomandibular disorders Fricton JR, Ouyang W, Nixdorf DR, Schiffman EL, Velly AM, Look JO. J Orofac Pain. 2010 Spring;24(2):139-51.
Cet article, publié par Fricton et coll dans «Journal of Orofacial Pain», est une revue systématisée tendant à évaluer et critiquer les méthodes utilisées dans les essais randomisés et contrôlés (RCTs) publiés sur les traitements et la gestion de la douleur lors de troubles temporo-mandibulaires, et à discuter les implications futures des RCTs dans la preuve scientifique. Une revue systématique a été faite des RCTs publiés entre 1966 et Mars 2006, pour évaluer les six types de traitements des troubles temporo-mandibulaires: appareils orthopédiques, thérapie occlusale, médecine physique, thérapie pharmacologique, thérapie cognitivo-comportementale et psychologique, et enfin chirurgie des articulations temporo-mandibulaires. Une série de 210 RCTs publiés a été sélectionnée selon des critères de validité interne et externe (the Consolidated Standards of Reporting Trials CONSORT) ; critères adaptés aux méthodes de ce type d’étude. Des évaluations par des experts indépendants ont démontré une compatibilité, avec un coefficient moyen de corrélation intra-classe de 0,63 (avec un intervalle de confiance de 95%). 58% des RCTs répondaient aux critères, avec seulement 10% des RCTs qui réunissaient les quatre critères les plus importants. Une grande partie de la base de données probantes pour les traitements des troubles temporo-mandibulaires peut être sujette à des biais systématiques et la plupart des études déjà publiées doit être interprétée avec prudence. Toutefois, le diagramme de dispersion des RCTs de qualité par rapport à l'année de leur publication montre une amélioration de la qualité des RCTs au fil du temps, ce qui suggère que les études futures pourraient continuer à améliorer les méthodes qui permettraient de réduire au maximum les biais. Traduit par Farid Bourzgui
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Mercredi, 06 Janvier 2010 12:59 |
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Quoi de neuf en dentisterie Vincent KOKICH, DDS, MSD Angle Orthodontist, Vol 79, No 6, 2009
L'utilisation des implants dentaires est un traitement qui a fait ses preuves pour le remplacement des dents manquantes. Par conséquent, les patients et les praticiens espèrent toujours un résultat esthétique et fonctionnel de qualité. Cependant, des facteurs de risques potentiels ainsi que les facteurs locaux peuvent influer négativement sur le succès de l'implant. Une étude publiée dans le Journal of Periodontology (2009, 80:1069-1075) a évalué la prévalence des pertes d’implants et les raisons spécifiques d’échec impliquées. L'échantillon pour cette étude était composé de sujets ayant reçu des implants placés entre 1990 et 2005, à l'Université d'Oslo. Un total de 109 volontaires a été rappelé pour contrôle. La population étudiée comprenait 69 femmes et 40 hommes avec un âge moyen de 43 années au moment de l'insertion de l'implant. L’étude a été réalisée 8,4 ans après la mise en charge des implants. Les sujets ont été examinés cliniquement et interrogés sur leur état de santé général et sur leurs habitudes. Un total de 374 implants a été placé chez ces sujets. Sur ce total, 18 implants (4,8%) ont été perdus (chez 10 sujets). Onze implants ont été perdus avant leur mise en charge, trois ont été perdus au cours des 5 premières années suivant la mise en charge, et quatre ont été perdus plus de 5 à 10 ans après la mise en charge. Aucun implant n’a été perdu après plus de 10 ans de mise en charge. Les auteurs en ont conclu que les implants dentaires montrent généralement un taux de succès élevé, et que leur perte serait significativement associée au tabagisme et autres problèmes parodontaux.
Traduit par Farid BOURZGUI
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